Fraternités monastiques

Les moines et moniales de Jérusalem sont des hommes et femmes qui consacrent leur vie à Dieu et vivent en communauté dans les grands centres urbains. Ils veulent mettre la prière dans la ville et porter la ville dans leur prière, et révéler ainsi par leur vie contemplative et fraternelle la présence de Dieu au cœur du monde, selon leur spiritualité formulée dans le Livre de vie de Jérusalem. Frères et sœurs de Jérusalem célèbrent ensemble la liturgie et travaillent conjointement à d’autres activités pastorales. Ils forment toutefois deux Instituts de vie consacrée autonomes.

Notre mission

Au cœur des villes

La vie Fraternelle

Notre désir premier est de devenir ensemble des moniales et des moines au plus profond de notre cœur.

Le désir de la prière

En entrant dans la vie monastique, nous choisissons de faire de notre vie une prière et de la prière notre vie.        

au cœur du monde

En demeurant dans la ville, nous accueillons son rythme, ses lois, ses questions, ses drames, ses difficultés, sa sainteté.

En Église

Notre gouvernance

Leur vocation propre, les frères et sœurs de Jérusalem l’ont reçue de l’Église qui, par la bouche du Cardinal François Marty, archevêque de Paris, a souhaité la présence de moines dans Paris et qui, par la volonté du Cardinal Jean-Marie Lustiger, son successeur, a érigé canoniquement les Fraternités monastiques de Jérusalem en deux instituts religieux de droit diocésain, l’un pour les frères, l’autre pour les sœurs.

Notre vie consacrée

au quotidien

Dans ma prière, je ne cesse d’entendre : « Mon enfant, va travailler à ma vigne », c’est-à-dire : « Va t’en vite sur les places et les rues de la ville et introduis ici (dans mon cœur profond, en Ma présence) les pauvres, les estropiés, les malades et les boiteux » (cf. Lc 14,21). L’oraison silencieuse, les temps communautaires, les va-et-vient dans la rue, le travail, la liturgie toute vibrante du bruissement de la cité, tout me permet de rejoindre l’autre, de m’en faire un frère. Car la grâce de Dieu transforme la rencontre anodine en visitation, invitation au salut, à la joie des noces.

Peu à peu, j’ai découvert combien j’avais besoin de la ville, que celle-ci était une vraie « maîtresse d’oraison »… m’aidant à garder une prière bien incarnée. Dans cette moisson quotidienne de visages, j’ai comme un petit échantillon de cette humanité que Dieu, en moi, à travers moi, veut rejoindre et sauver.

sœur Cécile
Fraternité de Paris

En entrant pour la première fois à Saint-Gervais, j’ai entendu une voix intérieure me dire : « C’est ici ta demeure ». Je ne connaissais même pas le nom de la communauté implantée dans cette église ! Mais ce que je voyais rejoignait mon aspiration : laïcs et consacrés étaient là en silence, en cœur-à-cœur avec Dieu. Un véritable oasis de prière au milieu du brouhaha de la ville.

Finalement, la ville me maintient éveillé. Par le tumulte des va-et-vient en métro, du travail, des sollicitations diverses, elle m’oblige à vivre dans l’instant présent, à scruter l’invisible dans le plus sensible. Les temps quotidiens en cellule, d’oraison silencieuse et de lectio divina, n’en sont que plus nourris. La ville m’aide à garder une prière bien incarnée.

Je me découvre alors moi-même, capable d’aimer et d’être aimé, heureux de vivre une solitude habitée. Oui, la ville devient, peu à peu, mon monastère.

 

frère Jean-Christophe
Fraternité de Strasbourg

Mon chemin n’est pas ailleurs. Pas en dehors de la ville et de ses tensions. Ce sont elles qui m’accueillent avant même que moi je leur aie ouvert la porte de mon chez moi. Descendre en son cœur en même temps que dans la rue. Sur les pavés gris, les pas s’entrecroisent. Marcher. Prier peut-être aussi.

J’aime ce « comme tout le monde » qui m’emmène au travail chaque matin. « Avec » tout le monde, plutôt. Avec, aussi, la lassitude, l’impuissance. Et par-dessus et plus profond encore : la force, la joie du Vainqueur qui a traversé et englouti toutes nos lassitudes, toutes nos impuissances. C’est cela qu’on nous dit, parfois, lire sur nos visages. Visages du Visage de Dieu.

sœur Moïsa
Fraternité de Cologne

Mon travail d’aide-soignant est très beau et en réalité très simple. La beauté de mon travail, c’est la Présence relationnelle qui me comble de tout ce que je désire recevoir et donner à l’autre : un échange d’amour dans la profondeur de notre être avec la grâce de Dieu.

La fragilité est bien présente chez toutes les personnes que je soigne. Je pense à la fragilité sociale des personnes âgées, seules dans leur appartement. Pour moi le lieu d’habitation d’une personne est sacré, il demande beaucoup de respect, et souvent ce lieu me dit déjà quelque chose de la personne qui l’habite, il m’aide à entrer en relation avec elle.

Avant de vouloir soigner d’autres personnes fragiles, il est sage de regarder en face sa propre fragilité et se laisser soigner humblement. J’ai donc besoin d’apprendre à me regarder moi-même et à regarder les autres avec le regard bienveillant de Dieu, c’est le préalable avant de soigner les autres avec douceur.

frère Stéphane
Fraternité de Paris


Sœur Cécile

Dans ma prière je ne cesse d’entendre : «Mon enfant, va travailler à ma vigne», c’est-à-dire : «Va t’en vite sur les places et les rues de la ville et introduis ici (dans mon cœur profond, en Ma présence) les pauvres, les estropiés, les malades et les boiteux» (cf. Lc 14,21). L’oraison silencieuse, les temps communautaires, les va-et-vient dans la rue, le travail, la liturgie toute vibrante du bruissement de la cité, tout me permet de rejoindre l’autre, de m’en faire un frère. Car la grâce de Dieu transforme la rencontre anodine en visitation, invitation au salut, à la joie des noces.

Peu à peu j’ai découvert combien j’avais besoin de la ville, que celle-ci était une vraie «maîtresse d’oraison»… m’aidant à garder une prière bien incarnée. Dans cette moisson quotidienne de visages, j’ai comme un petit échantillon de cette humanité que Dieu, en moi, à travers moi, veut rejoindre et sauver.

sr Cécile
Fraternité de Paris


Frère Jean-Christophe

En entrant pour la première fois à Saint-Gervais, j’ai entendu une voix intérieure me dire : « C’est ici ta demeure ». Je ne connaissais même pas le nom de la communauté implantée dans cette église ! Mais ce que je voyais rejoignait mon aspiration : laïcs et consacrés étaient là en silence, en cœur-à-cœur avec Dieu. Une véritable oasis de prière au milieu du brouhaha de la ville.

Finalement, la ville me maintient éveillé. Par le tumulte des va-et-vient en métro, du travail, des sollicitations diverses, elle m’oblige à vivre dans l’instant présent, à scruter l’invisible dans le plus sensible. Les temps quotidiens en cellule, d’oraison silencieuse et de lectio divina, n’en sont que plus nourris. La ville m’aide à garder une prière bien incarnée.

Je me découvre alors moi-même, capable d’aimer et d’être aimé, heureux de vivre une solitude habitée. Oui, la ville devient, peu à peu, mon monastère.

 

fr. Jean-Christophe
Fraternité de Strasbourg


Sœur Moïsa

Mon chemin n’est pas ailleurs. Pas en dehors de la ville et de ses tensions. Ce sont elles qui m’accueillent avant même que moi je leur aie ouvert la porte de mon chez moi. Descendre en son cœur en même temps que dans la rue. Sur les pavés gris, les pas s’entrecroisent. Marcher. Prier peut-être aussi.

J’aime ce «comme tout le monde» qui m’emmène au travail chaque matin. «Avec» tout le monde, plutôt. Avec, aussi, la lassitude, l’impuissance. Et par-dessus et plus profond encore : la force, la joie du Vainqueur qui a traversé et englouti toutes nos lassitudes, toutes nos impuissances. C’est cela qu’on nous dit, parfois, lire sur nos visages. Visages du Visage de Dieu.

sr Moïsa
Fraternité de Cologne


Frère Stéphane

Mon travail d’aide-soignant est très beau et en réalité très simple. La beauté de mon travail, c’est la Présence relationnelle qui me comble de tout ce que je désire recevoir et donner à l’autre : un échange d’amour dans la profondeur de notre être avec la grâce de Dieu.

La fragilité est bien présente chez toutes les personnes que je soigne. Je pense à la fragilité sociale des personnes âgées, seules dans leur appartement. Pour moi le lieu d’habitation d’une personne est sacré, il demande beaucoup de respect, et souvent ce lieu me dit déjà quelque chose de la personne qui l’habite, il m’aide à entrer en relation avec elle.

Avant de vouloir soigner d’autres personnes fragiles, il est sage de regarder en face sa propre fragilité et se laisser soigner humblement. J’ai donc besoin d’apprendre à me regarder moi-même et à regarder les autres avec le regard bienveillant de Dieu, c’est le préalable avant de soigner les autres avec douceur.

 

fr. Stéphane
Fraternité de Paris

devenir

frère, soeur de Jérusalem

Le temps de discernement

Toute vocation est une suite du Christ qui peut prendre des formes diverses dans l’Église. Si tu veux discerner ta vocation, nous te proposerons de contempler et de vivre jour après jour, en communauté, ce lien essentiel et premier avec le Christ. Dans le cadre d’un accompagnement spirituel, tu peux avancer dans ton discernement pour faire grandir ta liberté par étape.

Moine de Jérusalem

La vocation des frères de Jérusalem, éclairée par la lumière de l’Évangile appelant tout fidèle à la sainteté et tout croyant à la vie parfaite est une vocation d’inspiration monastique, adaptée aux exigences des temps actuels. Constitutions n.1

Étapes de formation

Moine de Jérusalem

La vocation des frères de Jérusalem, éclairée par la lumière de l’Évangile appelant tout fidèle à la sainteté et tout croyant à la vie parfaite est une vocation d’inspiration monastique, adaptée aux exigences des temps actuels. Constitutions n.1

Étapes de formation

Moniale de Jérusalem

En réponse à un appel de l’Église d’aujourd’hui et à une attente du monde de ce temps, si profondément marqué par le phénomène urbain, les sœurs de Jérusalem ont pour vocation particulière de vivre au cœur des villes, au cœur de Dieu. Constitutions n.3

Étapes de formation

Moniale de Jérusalem

En réponse à un appel de l’Église d’aujourd’hui et à une attente du monde de ce temps, si profondément marqué par le phénomène urbain, les sœurs de Jérusalem ont pour vocation particulière de vivre au cœur des villes, au cœur de Dieu. Constitutions n.3

Étapes de formation

La prière de profession monastique

Seigneur Jésus, je veux renoncer à moi-même pour ne m’attacher qu’à toi, l’unique trésor et la seule espérance de mon séjour sur la terre aussi longtemps que je vivrai, car tu es mon Sauveur et mon Dieu, et je veux confesser par toute ma vie la grâce de mon baptême.

Dans l’Église, d’un cœur libre et plein de joie, je me donne de tout cœur à la Famille de Jérusalem et je fais profession de me mettre à ta suite pour ne faire qu’un avec toi, Seigneur Jésus, en faisant vœu pour toujours de vivre dans la chasteté, la pauvreté et l’obéissance, tendant à la prière continuelle et à la conversion toujours renouvelée de mon cœur, jusqu’à ce que tu viennes.

Dans la communion du Père, du Fils et du Saint Esprit, en Jésus, chaste, pauvre et obéissant, mort par amour et ressuscité dans la gloire, moi, frère/sœur …, je promets, selon les constitutions, obéissance à toi, frère/sœur …, prieur(e) général(e) des frères/sœurs de Jérusalem, et à ceux/celles qui te succéderont.

Pourquoi des « Fraternités » ?

 Jésus a invité ses disciples à vivre en frères, unis par le même amour du Père. Reprenant ce conseil évangélique, les moines qui nous ont précédés et dont nous sommes les héritiers ont toujours porté une attention particulière à ce lien fraternel dans leur règle de vie.

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Dans un monde où les relations sont souvent distendues ou brisées, nous désirons vivre concrètement ce même esprit de fraternité qui rend manifeste la présence du Christ au milieu de nous.

Qui, mieux qu’une communauté qui choisit de vivre au quotidien l’expérience de l’amour fraternel par la prière, le partage, le pardon et la joie, proclamera la présence de l’amour de Dieu le Père à ce monde en attente ? Comment transmettre la joie de l’Évangile aux hommes et femmes de notre temps pris dans des situations de conflits générationnels, identitaires et culturels sinon en vivant nous-mêmes en frères et sœurs ce que le Christ nous demande ?

Faites-vous partie du « Renouveau » ?

Nées en 1975, nos fraternités sont contemporaines du Renouveau Charismatique, et dans un certain sens, nous venons du même mouvement de renouveau qui a vivifié l’Église tout au long du XXe siècle.

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Un grand nombre de communautés nouvelles a vu le jour à cette époque, dont la nôtre. L’Esprit Saint est inventif, et il a suscité pour l’Église de ce temps des réponses aux problèmes que vivait le monde contemporain : redécouverte de la Bible et des premiers écrits chrétiens, du lien vital entre les Églises chrétiennes divisées, travail de fond et de forme sur la liturgie, exploration de nouvelles périphéries à évangéliser, investissement des laïcs dans les missions d’Église. Partout l’Église déborde d’une nouvelle vitalité et nous entraîne dans sa danse. Oui, nous sommes de cette veine-là, aussi bien que de toute la tradition qui précède, car on ne peut dissocier l’une de l’autre.

À quelle tradition peut-on vous rattacher ?

Plusieurs saints fondateurs d’ordres anciens (saint Basile, saint Martin, saint Benoît, saint François et sainte Claire, saint Dominique et sainte Thérèse d’Avila) nous ont donnés, chacun à leur manière, des balises pour nous permettre de tracer à leur suite notre propre chemin.

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Leur héritage et leur expérience sur la vie fraternelle, le lien avec l’Église locale, l’implantation en ville, la pauvreté, l’obéissance, la chasteté, … nous ont permis d’élaborer la « règle » que nous nommons Livre de Vie de Jérusalem et qui guide le chemin de nos fraternités. Parmi les figures qui nous marquent dès nos débuts, celle de frère Charles de Foucauld est bien particulière. À son école, nous apprenons, selon ses propres mots, « à crier l’évangile par toute notre vie », en l’actualisant comme frères et sœurs de Jérusalem, non plus seulement au désert mais aussi en pleine mégapole !

quel est votre charisme/travail ?

Notre boussole, c’est le Christ : nos regards sont fixés sur Lui. Notre feuille de route est la vie communautaire. Notre chemin avance au milieu des hommes nos frères, pour qu’eux aussi cherchent et trouvent en Dieu leur nord magnétique.

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Pour vivre et partager cela, notre charisme puise à la source de la Parole de Dieu et de la Tradition de l’Église, car toutes deux nous montrent le Christ et nous donnent de goûter l’amour de Dieu (dans la méditation des Écritures, l’adoration eucharistique, l’oraison communautaire, par exemple). Pour cela aussi, nous travaillons, prions, accueillons, dans la cité où Dieu nous envoie, les mains tendues vers l’autre qui travaille, vit et prie à côté de nous. Dans cet autre, nous apprenons à reconnaître Dieu qui se donne à nous. Il nous faut alors souvent accepter de tenir en même temps des éléments en apparence contradictoires comme le silence et l’accueil, le travail et la prière, la solitude et la vie communautaire.

Une journée type
en fraternité

6h00
Oraison communautaire (prière silencieuse)

7h00
Laudes
Petit-déjeuner
Travail

12h30
Office du milieu de jour
Repas suivi par une récréation communautaire
Lectio divina en cellule
Services communautaires

17h00
Oraison communautaire (prière silencieuse)

18h00
Vêpres et Eucharistie
Repas
Soirée communautaire et office des Complies

Une journée type
en fraternité

6h00
Oraison communautaire (prière silencieuse)

7h00
Laudes
Petit-déjeuner
Travail

12h30
Office du milieu de jour
Repas suivi par une récréation communautaire
Lectio divina en cellule
Services communautaires

17h00
Oraison communautaire (prière silencieuse)

18h00
Vêpres et Eucharistie
Repas
Soirée communautaire et office des Complies